Je voue un culte à la série Sex & The City ainsi qu’aux films depuis déjà un bon moment, je suis en adoration devant le personnage de Samantha, non pour sa nymphomanie chronique mais pour son humour cru et spontané et sa vulgarité classe. Samantha, ou la seule femme au monde qui arrive à être à la fois charming et scandalous. Je me suis mangé il y a deux ans environ les six saisons en moins de temps qu’il n’en faut pour se faire une manucure home made (J’exagère à peine) et quand j’ai vu qu’une série basée sur la jeunesse de Carrie allait être adaptée du livre de Candace Bushnell, et bien figurez-vous que j’étais plutôt dubitative.
Ce qui me plaît au départ dans Sex & The City, c’est l’humour vache, la franchise et le sarcasme cuits à point et tartinés sur une délicieuse tranche d’amitié qu’on rêve toute d’avoir réussi à conserver intacte passée la quarantaine, entre maturité et complicité défiant le temps. Ce que j’aime aussi dans cette série c’est bien entendu le chic et la féérie vestimentaire, on en prend plein les pupilles et on aime ça ! On rêve de déraciner le dressing de Carrie pour le replanter dans son studio de Minimoy (bien qu’il faille admettre en toute honnêteté que certaines tenues des premières saisons piquent un peu les yeux… certes, mais n’oublions pas que la mode a évolué et remettons nous dans le contexte des années 90s). J’étais donc un peu sceptique en imaginant une Carrie rose bonbon à peine sortie de l’enfance qui n’aurait pas encore sous la main ses incontournables acolytes délicieusement obsédées et irrésistiblement drôles.
Mais j’ai quand même décidé de jeter un œil à The Carrie Diaries et à ma grande surprise, moi qui ne suis pas une sérizovore, j’ai plutôt accroché ! C’est bon enfant, un poil gnangnan par moment, mais ça roule ! Des personnages drôles et hauts en couleurs, on retrouve un semblant de Samantha chez Maggie et un soupçon de Charlotte chez Mouse. On n’échappe pas par contre aux stéréotypes de la teenage life américaine, la bimbo garce arborant la bouche de Courtney Love versus la douce et gentille cutest girl ever aka Carrie. Du coup, on a droit aux scénarios classiques de la bataille pour conquérir le BG du lycée, des problèmes de couples ados qui se cherchent et des brouilles familiales entre papas gâteau et choupinette punk prépubère. Vu sous cet angle, cela paraît bateau, mais saupoudrez le tout de couleurs flashy façon année 80s, sur fond de Madonna et de répliques fraîches qui sentent bons le naturel, et vous obtenez un résultat plutôt accrocheur ! Et pour ceux qui comme moi, ont suivi les aventures de Carrie post adolescence, vous apercevrez nombre d’allusions plus ou moins subtiles à la série initiale plutôt explicit content qui ne manqueront pas de vous amuser. En plus, on découvre enfin les premiers pas de boucle d’or dans la grosse pomme. Ballotée entre sa vie propre et saine à mille lieux du brouhaha de NYC et ses premiers pas dans l’univers de la mode chez Interview magazine, la belle fait des rencontres loufoques et extravagantes loin de son quotidien de jeune fille en fleur, de quoi tracer son chemin et commencer son ascension dans le milieu du glamour.
Si vous êtes à cours de série enrobée de miel et assaisonnée de péripéties adolescentes à regarder en se faisant les ongles en sirotant un thé au citron et en feuilletant le dernier numéro de Be, The Carrie Diaries est faite pour vous !

















